Country music is for cowboys and bikers but also cops / La Country, une musique de cowboys, de bikers mais aussi de flics

That night in May 1999, I’m on stage with Martin, a German guitar player, and Coen, a Dutch harp player. Our trio, the European Cosmic Cowboys, performs tunes from the Louisiana swamps as if they came from the banks of the Loire River. We are only three musicians, without any bass player nor any drummer but we are electrified. Our electrocuted country and blues songs sound loud, too loud for the neighbourhood of that street sunken in the old town. These timeless tunes reverberate against the walls of those age-old streets. And sometimes that music disturbs the mortal who wants to enjoy a sleep which will be eternal only when he dies. Then the disturbed mortal calls the police. And a cops trio is turning up at the café to record the discharges of an electric trio. The trio in uniform is negotiating with the boss of the place, no hostility. During a break I’m walking to them. Very quietly they’re confessing they came up on a neighbour’s complaint and they’re just recommending us to turn down the volume. We feel the policemen would like to enjoy the gig. One of them shows particularly more interest in our music than in the neighbour’s complaint and is asking me if we’ll play here again. I’m telling him, we’ll be here the day after again.

24 hours later, from the same stage, I see that cop turning up again in civilian clothes with his wife. They sit down, drinking and enjoying our performance. The neighbour ? Never heard from him again…

Ce soir de mai 1999, je suis sur la scène du Zapping à Angers avec Martin, guitariste allemand, et Coen, harmoniciste hollandais. Notre trio, les European Cosmic Cowboys, balance des morceaux sortis des marais de Louisiane comme s’ils sortaient de la vase des bords de Loire. Nous ne sommes peut-être que trois, sans bassiste ni batteur mais nous sommes éclectrifiés. Nos morceaux de blues et de country électrocutés sonnent fort, même trop fort pour le voisinage de cette rue enfoncée dans la vieille ville. Ces morceaux intemporels résonnent contre les murs de ces rues séculaires. Et cette musique dérange parfois le mortel qui veut jouir d’un sommeil qui ne sera éternel que lorsqu’il aura passer l’arme à gauche. Alors le mortel dérangé appelle la police. Et c’est un trio de flics qui débarque dans le café pour constater les décharges d’un trio électrique. Le trio en uniforme parlemente avec le patron, on ne sent aucune animosité. Lors d’une pause je me dirige vers eux. Très calmement ils nous avouent être débarqués sur plainte d’un voisin et nous conseillent simplement de baisser le volume. On a l’impression que les policiers aimeraient être de notre fête. L’un d’eux s’intéresse particulièrement à notre musique plus qu’à la plainte du voisin et me demande si nous comptons remettre cela le lendemain. Je lui confirme que, voisin ou pas, nous serons là aussi le lendemain.

24 heures plus tard, de la même scène, je vois débarquer ce flic, sans képi, sans uniforme, en civil avec sa compagne. Ils s’assoient, boivent des coups semblant apprécier notre performance. Le voisin ? On n’en a plus entendu parler.

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